Témoignages

Témoignages

Je remercie mes élèves qui ont accepté que je publie leurs témoignages authentiques et sincères.

« Mes chers élèves, c’est un vrai plaisir de vous accompagner sur ce beau chemin de la connaissance, du savoir faire et surtout du savoir être autour des chevaux. Ces chevaux qui nous amènent à devenir plus humains ! Ce chemin est parfois difficile et long mais tellement beau et bénéfique. Il demande de la passion, de l’amour, de la volonté, du courage, de la persévérance, du travail et de la remise en question. Les chevaux nous permettent de nous dépasser et de grandir. On a jamais fini d’apprendre sur le « Natural Horsemanship ». On peut y consacrer sa vie au moins… Rien n’est figé de nouvelles connaissances et recherches font évoluer notre équitation et tant mieux ! Encore merci à vous de me faire confiance, et vraiment du fond du coeur. »

Magali Régnier

 


« Magali est une enseignante rigoureuse et très pédagogue. Avec elle, rien n’est laissé de côté ! Le regard, la position, la recherche du geste parfait permettant au cheval de bien comprendre nos demandes et intentions. Magali est une enseignante passionnée et passionnante ! Avec elle et personne d’autre, j’ai appris à ressentir le cheval, qu’il soit au bout de ma longe, au bout de mes longues rênes ou sous ma selle. Une sensation inédite qui m’a fait énormément progresser et qui a boulversé mon apprentissage. Dommage qu’il m’ait fallu attendre 20 ans avant de vivre cette expérience ! Aujourd’hui je continue à progresser avec mon cheval à travers des cours particuliers avec mon cheval ou la venue de Magali en stage près de chez moi. »

A-Kristell, élève depuis 2013. Mai 2017


« Je suis arrivée avec ma belle Rialta, trotteuse réformée et ancienne mère porteuse.

Jument au passé difficile, malgré notre bonne volonté de bien faire et de tout donner à l’autre, il est évident que mon manque de connaissances et de compétences nous a fait défaut.
Nous avons rencontré Magali, nous avons enfin progressé et cela a engendré chez moi un grand processus de travail personnel.
Nous avons évolué chacune sur notre chemin, pour nous retrouver en harmonie et en confiance sur la même voie.
Faite d’expériences…. D’autre suivront, plus ou moins bonnes, mais je sais que grâce à l’enseignement de Magali, ces mauvaises expériences seront le prémisse d’une transformation positive et constructive permettant de renforcer les liens du coeur.
J’ai aussi eu le plaisir d’apprendre auprès de la cavalerie, d’excellents chevaux. Tous différents et qui ont une expérience et des connaissances à nous transmettre positivement et en confiance.

Des bases solides, du savoir Être et du savoir Faire….voilà au delà de la résolution de  »problème » pouvant être rencontré avec le peuple cheval ou humain, ce que Magali m’a transmis! »

Emmanuelle Laroche le 7 Mai 2017.


« Rêver de communier avec son cheval et réaliser ce rêve.

Communiquer d’un regard, d’une attitude, d’un geste et se comprendre,
Gagner sa confiance dans le respect mutuel,
Devenir son leader en douceur,
Partager le jeu avec lui,
Tout en subtilité,
Avec le plaisir de penser cheval en étant cavalier,
Alors, le temps s’arrête et l’instant présent nous sublime.

Magali Régnier nous permet, au fil des séances, d’accéder aux connaissances nécessaires pour progresser dans sa relation avec le cheval,
Avec patience et perspicacité, son expertise équestre guide nos pas et la récompense est au bout des efforts produits.
Humilité et persévérance sont les viatiques indispensables pour accéder à ce bonheur, et quel bonheur !

Les chevaux de son écurie éthologique sont les partenaires et artistes qui vous accompagnent.
Leur haut niveau de dressage se fait miroir de notre attitude,
Leur précision vous fait nécessairement grandir dans la voie de la connaissance équestre.
Le tout avec indulgence et dans une grande sérénité. »

Gilles Le Guevel le 26 Mars 2017


« En réalisant cette formation régulière (stages réguliers le samedi après-midi deux fois par mois) d’équitation dite éthologique, je me suis rendue compte du petit quelque chose qui m’avait frustré pendant mes 17 années de club (il n’est jamais trop tard ;-)).

Je ne savais pas trop comment l’expliquer ni même mettre un mot dessus, maintenant c’est bon. Je me suis rendue compte que je montais à cheval juste pour enchaîner des exercices de plus en plus techniques et que je formais avec mon cheval un pseudo couple basé sur l’obligation, la domination et l’intimidation. Je pratiquais donc une équitation tout ce qu’il y a de plus égoïste. Et je ne connaissais que ça… Quand je tentais d’être plus douce, respectueuse et à l’écoute, on me cassait cette volonté de « bien faire » par des « on est pas dans le monde des bisounours », « il faut montrer aux chevaux qui décide » et je passe les détails sur les méthodes employées pas toujours catholiques. Parfois, sans m’en rendre compte j’étais incohérente voire même je punissais les chevaux injustement par des erreurs de mains, de jambes sans que cela ne dérange mes différents moniteurs.

Mais cette année, avec les cours de Magali, ses connaissances et sa méthode, j’ai retrouvé ce qui m’ a fait choisir ce sport. Je me suis remise en question et j’ai entrevu les failles de l’équitation telle que l’on me l’avait enseignée avant. Ces méthodes enseignées sont d’après moi incompatibles avec ce que recherche les personnes qui d’abord « aiment les chevaux » avant l’équitation (monter sur le cheval). J’ai appris avec les chevaux d’école de Magali car mon cheval était trop jeune pour suivre les stages (retard de croissance et problèmes de santé).

Je peux d’autant plus le constater avec mon jeune cheval SF « Vandragor » : petit cheval émotif et facilement perturbé. Avec ce cheval peu confiant en l’Homme il ne faut jamais rentrer dans les émotions et en venir aux mains ou aux cris car il en découle qu’il ne se laisse plus approcher. Les cours de Magali m’ont d’abord permis de développer mon « self contrôle » car même si je suis assez patiente lorsque le seuil est atteint (ou lorsque j’appréhende une situation qui va le stresser), mon corps se crispait d’un bout à l’autre. Cette attitude était perturbante pour un cheval comme Vandragor. Me rendre compte de cela m’a permis de me concentrer sur l’amélioration de mon attitude corporel dans ce genre de situation. J’ai travaillé (sur les conseils de Magali) à me détendre en baissant mon énergie et en respirant calmement. Cela m’ a même permis de diminuer mes problèmes de sommeil ! Magali m ’a aussi enseigné comment réagir au milieu d’un troupeau avec des dominants et des dominés. J’ai appris comment m’y prendre pour ne pas me décrédibiliser à leurs yeux. Je sais maintenant comment prendre ma place au milieu d’eux.

Aujourd’hui j’ai un petit cheval qui me fait confiance et qui reste à côté de moi alors même que ses congénères l’entourent toutes dents dehors et les oreilles plaquées en arrières. En cas de frayeurs il jette un coup d’oeil sur moi et si je suis « zen », il se tranquillise de suite ou alors il fait un petit écart pour faire face à l’objet de sa peur. Il ne fuit plus tout droit en arrachant la longe… je sens maintenant que je peux l’emmener partout sans qu’il stresse « non stop ». Forcément il reste jeune et quelques surprises sont inévitables : cela fait partie de la découverte de la vie ! 🙂 Il est désormais partant pour tout, volontaire, intéressé et semble heureux d’être avec moi. Cela peut sembler peu objectif mais je le trouve parfait ! Cette année j’ai eu des sensations que je n’avais eu dans le passé que sur des jeunes chevaux arrivés au club et donc encore très verts dans le travail (avant qu’ils ne se blasent et deviennent des « mobylettes », des « chevaux robotisés »).

Je constate que beaucoup trop de professionnels disent avoir choisi un métier en contact avec le cheval parce qu’ils l’aime mais quand je les observe aujourd’hui j’en doute. Il n’y a pas assez de professionnels comme Magali qui se souviennent des raisons de leur choix professionnel. Le monde professionnel manque d’enseignants qui aiment d’abord les chevaux et les humains et qui transmettent une équitation plus juste et plus respectueuse basée sur l’écoute, l’observation et la communication.

Je remercie énormément et sincèrement Magali pour tout : la qualité de ses cours et l’aide le soutien qu’elle m’ a apporté pour soigner mon cheval Vandragor (puisque comme le disait les vétérinaires il fallait qu’il passe l’hiver…). Nous avons réussi par des soins naturels à remonter son immunité et à le rendre plus fort. Nous avons sauvé Vandragor. Mes copines me disent quand je leur parle de Magali que je fait un peu fanatique et en relisant les lignes précédentes je comprends pourquoi ;-)… Mais je suis tellement admirative de son travail et reconnaissante de tout ce qu’elle m’a transmis que je ne peux m’empêcher de laisser ce témoignage tel qu’il est.

J’ai adoré cette première année de formation et c’est avec un grand plaisir que je ferais les suivantes, je suis même très pressée ! »

Cyndie Berrue, Juin 2013

Elève des séances régulières en groupe sur 9 mois en 2012/2013 niveaux savoirs 1, 2 et 3.


« Merci à toi, Magali,  pour cette année riche en enseignement. J’ai vraiment l’impression d’avoir appris plein plein de choses, même si je suis encore un peu maladroite parfois ! En tous cas c’est un vrai plaisir d’être avec les chevaux et cette méthode à totalement changé mon rapport à eux. Cela m’apporte beaucoup de bonheur alors merci. J’espère pouvoir poursuivre l’année prochaine avec la deuxième année.  Sinon, sur le déroulement de l’année, j’ai loupé le début mais pour ce que j’en ai vu, c’était bien progressif et au final ça fait un ensemble cohérent en fin d’année. Il y a plein d’exercices ludiques, sympa, souvent des nouveautés ce qui facilite l’apprentissage… Et puis la répétition pour que ça finisse par rentrer dans nos petits cerveaux ! J’ai trouvé l’ambiance de groupe très bonne. Les infrastructures sont excellentes ! Elles sont parfaites pour travailler et en plus c’est juste magnifique. 🙂 »

Aurélie Habasque Juin 2012

élève des séances régulières à l’année sur 9 mois 2011/2012 niveaux savoirs 1, 2 et 3


« J’ai découvert l’équitation en 1979 à partir de la tribune du centre équestre et déjà, à ce moment, je me posais des questions, d’une part sur la manière d’enseigner l’équitation et d’autre part sur la façon d’aborder le cheval.

Après environ trois ans de tergiversations, je me suis enfin décidé à m’inscrire à des cours. Mon objectif était le loisir, pouvoir partir en promenade de quelques heures et en randonnée sur plusieurs jours. Cet objectif a été atteint assez rapidement. Cependant mes questions concernant la connaissance approfondie du cheval subsistaient : les manières de l’aborder dans les meilleurs conditions et pour lui et pour moi ? comment obtenir du cheval ce que je veux, sans contrainte, sans force et à fortiori sans brutalité ? Quelles sont les conséquences de mes actes sur les réactions du cheval ? Quel style de vie lui procurer pour lui apporter le confort et la sécurité ? Comment communiquer avec mon cheval ? etc, etc…

Ces questions sont devenues encore plus prégnantes lorsque j’ai acquis mes propres chevaux en 1996. Je n’obtenais jamais de réponses satisfaisantes jusqu’à ce jour de 2003 où j’ai eu l’occasion de voir évoluer Andy Booth et quelques uns des élèves de La Cense lors d’une démonstration. A ce moment le déclic s’est produit et j’étais persuadé d’avoir enfin trouvé ce que je cherchais depuis des années.

Je me suis mis à travailler mon cheval Magico (de race espagnol) qui avait 7 ans à l’époque en me servant des coffrets de cours édités par Pat Parelli. Le travail solitaire a vite montré ses limites, je n’obtenais pas les résultats escomptés et ni mon cheval ni moi ne progressions.

Une nouvelle opportunité s’est présentée. Lors du salon du cheval « Equival » qui s’est tenu à Laval en Septembre 2003, j’ai fais la rencontre de Magali Regnier qui à ce moment s’installait pour dispenser des cours d’équitation éthologique. En 2004, des problèmes de santé m’ont bloqué. Dès 2005 j’ai participé aux différents stages organisés par Magali.

A partir de ce moment elle m’a fait découvrir l’ensemble des clés permettant de créer une relation de partenariat avec mon cheval. Méthode douce, peut-être, mais la douceur n’exclut pas la fermeté. Souvent Magali répète : « aussi doux que possible, aussi ferme que nécessaire ». Cette fermeté doit intervenir à bon escient et au moment où elle est nécessaire. Elle ne doit jamais être accompagné de colère, de cris, d’aucun état d’âme. Le cheval a son langage qu’il utilise avec ses congénères, langage qui est fait de gestuelle et d’expression corporelle. J’ai donc appris à utiliser mes gestes et les attitudes de mon corps pour communiquer avec mon cheval ; utiliser mon énergie pour la transmettre. Le cheval est une proie dans la nature, ses réactions vont être dictées par son instinct de survie. Il me considère naturellement comme un prédateur. Je fais en sorte de gommer cette perception en éliminant toute attitude, de contrainte, de coercition et de force, pour être le partenaire plutôt que le dominant. Le cheval a besoin de sécurité et de confort, il trouve cela naturellement dans l’organisation hiérarchique de son troupeau et la place par rapport au leader. Je dois devenir le leader de mon cheval afin de lui apporter cette sécurité et ce confort dont il a besoin pour être détendu.

La mise en oeuvre de ces clés au cours d’un travail régulier avec mon cheval m’ont permis d’établir cette relation de confiance. Magico était un cheval peureux qui fuyait dès qu’il était perturbé par un évènement inhabituel, l’émotion prenait le pas sur le raisonnement et les demis tours intempestifs étaient fréquents sur les chemins de randonnées. Maintenant, il est équipé d’un licol en corde, il répond à toutes les indications données par la position du cavalier dans la selle, pour tourner, pour s’arrêter, pour reculer. Il passe partout sans difficulté, parfois un simple tressaillement dans son corps m’indique que quelque chose l’inquiète, alors une caresse sur l’encolure lui redonne la sérénité.

Magali a aussi corrigé ma position. Les longues années de randonnée sans personne pour me faire remarquer mes défauts avait fait de moi « un vieux cow-boy avachi dans sa selle ». Cela avait des conséquences sur le comportement du cheval qui était obligé de supporter dans son dos les méfaits de cette mauvaise position.

Au cours de ces dernières années, j’ai réappris à monter à cheval et j’ai appris ce qu’est un cheval afin de pouvoir adapter mon comportement au sien. Je traduirai cela de la manière suivante : « ce n’est pas au cheval de comprendre l’homme, mais à l’homme d’apprendre pour comprendre le cheval ».

Après ce travail avec Magico, j’avais envie faire l’expérience avec un jeune cheval qui n’avait jamais été manipulé. En 2008, j’ai acquis une pouliche Paint Horse qui avait 2 ans (Suspense des Flots). Au cours d’un stage chez Magali (été 2008 et fin d’hiver 2010) j’ai pu découvrir et pratiquer les techniques de désensibilisation et de sensibilisation pour éduquer un jeune cheval, l’habituer à l’homme, l’habituer à la selle, l’habituer au cavalier. Auparavant j’avais assisté et participé à beaucoup de débourrages en subissant les réactions parfois violentes du poulain. J’ai donc été agréablement surpris de voir qu’on pouvait obtenir les mêmes résultats dans le calme et la sérénité pour le cheval et pour l’homme. Suspense a 4 ans elle travaille régulièrement, à pied et montée en carrière. Elle a perdu l’agressivité dont elle faisait preuve à l’origine pour être calme et attentive.

Depuis 2003 j’ai découvert plus sur l’équitation et le cheval que pendant toutes les années antérieures et ceci grâce aux compétences acquises et à la pédagogie mise en oeuvre par Magali Regnier qui sait toujours s’adapter au cheval et au cavalier qu’elle a face à elle. Une pédagogie souple, calme, intelligente, respectueuse et exigeante. Elle applique pédagogiquement l’adage de l’équitation éthologique :  » aussi doux que possible, aussi ferme que nécessaire » . »

Louis Jallot, le 2 Juillet 2010. Elève assidu des séances à l’année sur 9 mois de Octobre à Juin. Formé aux savoirs 1, 2, 3, 4 et 5.

Vie professionnelle : maintenant, en retraite. Professions exercées : Enseignant Formateur d’adulte Responsable du service formation d’un établissement bancaire de 1500 salariés. Co-fondateur d’un institut de formation

Vie équestre : Première leçon d’équitation en 1982 Galop 6 en 1984 Création et gestion, avec une amie monitrice, d’un centre équestre de 1987 à 1996. Découverte de l’équitation éthologique en 2003 Savoir équitation éthologique niveau 4 en 2007


Je suis élève de Magali REGNIER depuis 2004. J’ai commencé les cours de « natural Parelli horsemanship » pour connaitre une nouvelle façon d’aborder les chevaux.

En effet j’ai souvent été déçu de l’approche que l’on peut rencontrer en centre hippique, plutôt injuste.

J’ai rencontré Magali et par la même occasion une « femme de cheval ». Pour moi, un homme de cheval a compris le mode de pensée, l’anatomie et l’aspect fonctionnel du cheval mais surtout sait l’expliquer et transmettre son savoir. C’est le cas de Magali qui a acquis cette expérience lors de sa « formation La Cense » mais surtout auprès de ses chevaux. Je pense d’ailleurs qu’en centre équestre, les enseignants connaissent beaucoup de choses, savent les appliquer avec leurs chevaux mais transmettent peu ou mal.

Je suis maintenant en dernière année pour passer mon dernier Savoir : le savoir 5. Au départ c’était juste une découverte et maintenant j’en suis à aborder la finesse dans ma communication. Désormais mon but est sans limite. La relation que l’on peut développer avec son cheval est infinie.

Mon activité principale est la randonnée (je fais partie d’une association de randonneurs). Le plus important est que Magali m’a enseigné la sécurité ce qui est tout à fait adapté à mon activité principal. Partir en randonnées plusieurs jours demandent un cheval équilibré physiquement , émotionnellement et physiquement. Le cavalier se doit quant à lui de savoir reconnaitre les signes de fatigue de son cheval, connaitre ses limites et monter de manière intelligente et juste (monte à l’assiette, indépendance des aides)

L’équitation éthologique permet d’optimiser la communication cheval-cavalier, elle a particulièrement vocation à s’appliquer à une discipline aussi exigeante que la randonnée »

Matthieu Jacquot, le 2 juin 2010.


« Notre première rencontre avec l’équitation éthologique a eu lieu en 2003 lors d’un stage d’une semaine chez Magali Régnier où notre mère nous avait inscrites. Nous étions venues avec nos chevaux, Havane (cheval de selle OI 8 ans à l’époque ) et Néus (selle français 2 ans entier à l’époque). Nous n’avions pas d’attente particulière à ce stade car nous ne nous représentions pas vraiment en quoi cette démarche consistait mais nous espérions pouvoir améliorer la situation avec nos chevaux. En effet, Havane débourré et monté en « classique » était très peureux, se défendait beaucoup et Néus (alors entier) manquait énormément de respect.

Lors de ce stage, nous avons découvert une nouvelle façon d’appréhender la relation au cheval. C’était le début d’un nouvel apprentissage. Une nouvelle façon de voir les choses, en fait apprendre à connaître les chevaux. Ce stage était celui des bases : quelles sont les priorités du cheval, les signes et comportements de communication, le comportement à adopter en tant que « humain ». Nous avons réappris à bouger autour du cheval, à pratiquer un pansage « d’ami », à attacher notre cheval et à maîtriser un « carrot-stick » (bâton carotte, stick de communication) et une corde qui vraiment était trop longue (3,7m) ! Puis nous avons aborder les jeux Parelli jusqu’à celui du cercle, là aussi tout un langage à apprendre, celui du cheval et celui du PNH (Parelli Natural Horsemanship en anglais :-)). Lors de cette semaine, Magali m’avait confié des chevaux de son élevage (Falco et Gallo) pour effectuer cet apprentissage. Magali, après avoir analysé mon comportement, a su me confier les chevaux qui m’ont permis de me confronter à mes difficultés pour progresser. Pour sa part Marion a travaillé avec son cheval ainsi qu’avec un cheval de Magali (Kindly) qui possède un caractère similaire à celui d’Havane. Lors de cette semaine nous avons apprécié le fait que Magali reprenne les bases de la relation au cheval, cela nous a amener à une profonde remise en question sur nos expériences antérieures.

Magali nous a fait prendre conscience des conséquences de nos actions sur le comportement de notre partenaire équin. La démarche pédagogique de Magali nous pousse à assumer notre responsabilité dans nos actions envers les chevaux.

Au cours des stages suivants (une semaine chaque année jusqu’en 2007) nous avons approfondi les bases, à pied et à cheval en compagnie de nos deux chevaux. Toujours avec la même démarche Magali nous a aidé à faire face aux difficultés que nous rencontrions adaptant les exercices et conseils à nos chevaux ainsi qu’à chacune de nous. Nous avons trouvé particulièrement pertinente la démarche qui consiste à prendre la place du cheval dans les exercices afin d’affiner les gestes et positions ainsi que le fait par exemple de s’entraîner sur un ballon puis sur une jument expérimentée afin d’améliorer notre assiette. Au cours de ces années Marion a commencé à s’intéresser au TREC. En effet, un ami lui a fait découvrir cette discipline et l’a encouragé à la pratiquer avec son cheval. L’esprit général du TREC s’accorde très bien avec celui de l’éthologie. La perspective de la compétition lui a donné un but à atteindre et une motivation pour progresser dans la relation avec son cheval. Néus et moi l’avons quelques temps plus tard rejoint dans une équipe. Nous avons constaté que la pratique des jeux Parelli nous permettaient de répondre aux exigences de cette discipline. En effet les différents principes sous tendant les épreuves sont similaires : la confiance, la franchise, le respect. D’autre part les composantes des épreuves peuvent être considérées comme des « défis » de jeux Parelli .Nous avions donc des solutions appropriées et pertinentes pour relever ces défis.

Depuis 2005, Marion et Havane ont participé à de nombreux TREC ainsi qu’à des championnats régionaux individuels en 2007, 2008 et 2010 et nationaux en catégorie « junior » en 2006 et 2007. Pour 2010 le projet est de participer au championnat de France amateur en Alsace. En 2007, Néus et moi nous sommes joints à Marion et Havane ainsi qu’à deux autres amis pour participer (après une saison de TREC en équipe) aux championnats de France club à Lamotte-Beuvron où l’équipe s’est classée 7ème.

Pour conclure ce témoignage, nous pouvons dire que la méthode enseignée par Magali et sa façon de la faire assimiler à ses élèves donne des clés pour faire face à de multiples situations en équitation d’extérieur.

Magali et Marion Armengol, le 31 Mai 2010

Magali Armengol ( 25 ans, participation à 5 stages d’une semaine) Institutrice. Marion Armengol (21 ans, participation à 6 stages d’une semaine) Etudiante. (17) Ile d’Oleron. Le 31 Mai 2010